Face à une réglementation environnementale toujours plus contraignante, le paysage technologique des ports est en mutation. Les piles à combustibles pourraient bien y être de plus en plus présentes. Après une première expérimentation à Hambourg en 2008, Helsinki, Los Angeles et Long Beach explorent à leur tour leur large potentiel : alimentation électrique des équipements, chauffage, alimentation à quai des navires, véhicules hybrides...
L’éolien offshore a pris son envol en Europe dans la dernière décennie avec de nouvelles politiques énergétiques nationales. Si le Danemark fait figure de pionnier, la Grande Bretagne domine aujourd’hui avec 86% des installations. Au delà des enjeux énergétiques d’une économie décarbonnée, se jouent aussi les enjeux industriels et maritimes de cette nouvelle filière. Les EMR devront également être intégrées aux autres activités (transport, pêche, tourisme) et à l’environnement, intégration justifiant de rendre effective une planification de l’espace maritime. Synthèse
L’éolien a redonné un nouvel élan à Bremerhaven avec 7000 emplois créés en 10 ans, dont 1500 pour l’éolien offshore, et de nouveaux espaces dédiés sont programmés. Areva Wind y est présent sur 5 sites et est le deuxième employeur du port avec près de 700 emplois. Il entend bien tirer partie de cette expérience pour son implantation au Havre et aller au delà en optimisant notamment la logistique de la filière, avec en ligne de mire un deuxième champ éolien éventuel au Tréport, mais surtout les vastes projets britanniques.
Le Marin
Entre 2000 et 2011, le nombre de passagers de croisière en Mer Baltique est passé de 1 à 3,6 millions. 2011 a encore connu une progression de 11,7%. L’attractivité des six capitales présentes dans la région est l’une des explications. En dehors de ces leaders, ou de Rostock (adossé à Berlin) et Göteborg, la situation est davantage fluctuante pour les autres ports. Certains ports peuvent toutefois jouer la carte de destinations alternatives. Etat des lieux
Baltic Transport Journal
90% des conteneurs fluviaux européens circulent dans l’espace rhénan élargi. Le centre de gravité s’est déplacé du Rhin moyen vers le Rhin inférieur, en raison notamment de l’intérêt croissant des ports maritimes pour des hubs intérieurs. Une phase de mutation semble désormais engagée. Elle se traduit par une concentration des acteurs présents et une stratégie de regroupement des gestionnaires de ports intérieurs. Elle pourrait ouvrir un nouveau cycle de croissance s’appuyant sur des réseaux de terminaux et une complémentarité renforcée entre fleuve et rail. Les projets se multiplient. Tour d’horizon
Navigation, ports & intermodalité