En dix ans la situation a bien changé pour les ports de l’Afrique de l’Ouest et les opérateurs internationaux se bousculent désormais pour y renforcer leur présence. Les projets se multiplient également et pas moins de dix terminaux conteneurs en eau profonde devraient être aménagés. Tour d’horizon
Port Strategy
Abidjan devrait totaliser 24 Mt en 2012 dont 600 000 EVP contre 540000 en 2010. Ce retour à la croissance est porté par le redémarrage de l’économie ivoirienne et par le retour de la demande des pays enclavés. Bolloré Africa Logistics a annoncé €230 millions d’investissements sur cinq ans. Il est également l’un des candidats pour le second terminal conteneur qui devrait permettre en 2015 de traiter 2 millions d’EVP.
Les trafics entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest restent dominés par les produits pétroliers et les vracs, mais le conteneur a connu une croissance à deux chiffres ces dernières années. Bolloré, leader historique, n’est plus seul sur la place et cette dynamique a attiré d’autres sociétés françaises et les grands groupes de manutention : DP World, APM Terminals, notamment. La région se cherche encore un hub régional et la bataille fait rage entre Lagos, Abidjan, Dakar, Pointe Noire. Les nouveaux ports programmés à Kribi (Cameroun) et Sémé Bodji (Bénin) pourraient venir s’y mêler. Tour d’horizon
Journal de la marine marchande
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a initié la création d’un laboratoire visant à protéger l’environnement côtier de l’Afrique occidentale de la pollution causée par les déchets dangereux. Cet équipement scientifique, installé à Abidjan, aura pour but d’améliorer les normes de suivi des déchets au sein des ports maritimes. Le projet a débuté en 2008, avec le soutien du ministère néerlandais de la Coopération au développement, la Ville d’Amsterdam, le gouvernement suédois, le Gouvernement danois, et une aide du Laboratoire suisse Spiez.
La Banque Mondiale a approuvé en mars dernier le budget de US$ 228 millions destiné à la première phase du Programme de Facilitation du Commerce et du Transport le long du Corridor Abidjan-Lagos. Elle concerne la partie Ghana, Togo et Bénin. La seconde phase (US$ 89,5 millions) couvrira la Côte d’Ivoire et le Nigeria. L’objectif est de favoriser la croissance et l’intégration régionale en améliorant l’efficacité du transport des biens et des personnes sur ce corridor de près de 1000 km qui dessert les capitales de ces 5 pays et plus de 35 millions d’habitants.
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