Carbon Disclosure Projects (CDP) vient de publier les résultats de son enquête auprès de 219 grandes entreprises de transport et logistique dans le monde. Comparées à d’autres secteurs, elles sont en retard dans la lutte contre le changement climatique : à peine 36% disposent d’objectifs en matière de réduction de CO2 et de consommation d’énergie, et seules 9% auraient déjà investi pour y parvenir. Les entreprises d’Amérique du Sud sont les plus sensibles au sujet (60% ont des objectifs), l’Asie (18%) étant loin derrière.
US$5,9 milliards sont programmés pour les infrastructures portuaires au plan quinquennal de la Province du Hubei. Cela concerne notamment le port de Wuhan et les 70 000 km2 de la zone économique du Yangtze. L’objectif, déjà annoncé par les autorités l’an passé, est de faire de Wuhan le plus grand port fluvial d’Asie en 2030, avec des perspectives de 100 millions de tonnes de diverses et 10 millions d’EVP dans un avenir proche. Il s’insérera au coeur d’un ensemble de ports le long du Yangtzee qui traitent déjà 42 % du transport fluvial en Chine.
Les études annuelles de la Banque nationale de Belgique démontrent le rôle moteur pour l’économie du pays des ports d’Anvers, Gand, Ostende et Zeebrugge : une valeur ajoutée de €27,5 milliards avant la crise, 108.000 emplois directs et 137.000 indirects. Pour autant sur la période 1989/2009 la Commission Portuaire Flamande n’aura investi au total que €6,83 milliards dans ses ports, ce qui représente une faible part de son budget, et peu si l’on compare au secteur privé qui pour la seule année 2008 a investi plus de €4,4 milliards. Etat des lieux
Le Lloyd
San Antonio, Guayaquil, Buenaventura, Callao : le retour d’expérience sur la privatisation engagée ces dernières années dans ces ports est plutôt positif. Le lancement de nouveaux appels d’offres portuaires dans cette région du monde remet sur le devant de la scène deux stratégies possibles : attribuer des terminaux à des opérateurs privés différents pour faire jouer la concurrence et en espérer davantage de compétitivité ; ou choisir un seul opérateur dans le port pour une meilleure efficience mais avec les risques de monopole que cela suppose.
Port strategy
En 2004, le gouvernement japonais avait décidé de regrouper certains ports en "Super hub Ports" afin de combler le retard sur ses voisins asiatiques. Cette stratégie n’ayant pas atteint les objectifs escomptés, il a décidé de recentrer ses efforts financiers sur certains d’entre eux. Parmi les 4 méga-ports ayant postulé, deux ont été retenus : Hanshin Port" (Osaka et Kobe) et "Keihin Port" (Tokyo, Kawasaki et Yokohama).